Bien que le tricot ne corresponde pas à une grande partie de la culture du Japon, le tricot japonais a définitivement sa place dans le monde des arts de la fibre.

Histoire du tricot au Japon

Aussi étonnant que cela puisse paraître, des fragments de textiles et de paniers ont été déterrés à la préfecture d’Aomori. Datant de l’ère Jomon (15 000 jusqu’à 300 avant notre ère), la technique utilisée semble être du Nalebinding. Il s’agit d’une technique de création textile qui correspondrait à l’ancêtre du tricot et du crochet.

Des découvertes très récentes dans les ruines de Karinba à Eniwa sur l’île d’Hokkaido semblent également prouver l’existence du tricot à cet endroit du globe. En effet, des traces de tissus ont été trouvées sur un peigne laqué rouge. Ce tissu comporte un motif ajouré que les archéologues pensent être un morceau de tricot. Des tissus similaires datant de la période Yayoi  (3ème siècle avant JC jusqu’au 3ème siècle après JC) ont également été trouvés.

Des parcelles de tissus tricotés plus substantiels subsistent de la période de Kamakura (1185-1333). Ce fut la période durant laquelle le bouddhisme et le zen sont devenus des éléments majeurs dans la culture japonaise. Des restes de textiles ont pu être trouvés dans les temples bouddhistes de Kankiko-ji à Kyoto et dans les temples de la secte Jishu dans les préfectures d’Aichi, Kanagawata et Yamagata.

C’est durant la période Azuchimomoyama (1563-1598) que les commerçants européens ont régulièrement visité le Japon et où l’on peut penser que les vêtements tricotés avec la technique que nous connaissons toutes et tous sont également apparus. Il n’existe néanmoins aucune preuve de transmission de la technique au Japon.

Au cours de la période Edo (1603-1867), le Japon s’est délibérément isolé du monde extérieur pour permettre à sa culture de s’épanouir et de se développer sans influences extérieures. Cela explique probablement le manque d’exemples historiques tricotesques.

On pense que les bas tricotés à la main, les gants, les vêtements et quelques techniques de tricot ont certainement été importées au Japon par le biais du commerce hollandais durant cette période. La racine du mot “Meriyasu” apparu à la fin de la période Edo, est encore utilisée aujourd’hui et signifie “un morceau de tricot”.

Des découvertes très récentes dans les ruines de Karinba à Eniwa sur l’île d’Hokkaido semblent également prouver l’existence du tricot à cet endroit du globe. En effet, des traces de tissus ont été trouvées sur un peigne laqué rouge. Ce tissu comporte un motif ajouré que les archéologues pensent être un morceau de tricot. Des tissus similaires datant de la période Yayoi  (3ème siècle avant JC jusqu’au 3ème siècle après JC) ont également été trouvés.

Des parcelles de tissus tricotés plus substantiels subsistent de la période de Kamakura (1185-1333). Ce fut la période durant laquelle le bouddhisme et le zen sont devenus des éléments majeurs dans la culture japonaise. Des restes de textiles ont pu être trouvés dans les temples bouddhistes de Kankiko-ji à Kyoto et dans les temples de la secte Jishu dans les préfectures d’Aichi, Kanagawata et Yamagata.

L’arrivée de nombreux européens dans les années 1800 semble également avoir été propice à l’arrivée du tricot au Japon. La pratique du tricot s’est répandue et même les guerriers samouraïs ont pris les aiguilles pour réaliser des gants, des chaussettes. C’est de cette période que datent les plus anciens exemplaires de “tricot moderne”. Sept bas tricotés, dont trois en soie et quatre en coton sont exposés musée Suifumyotokukai Syokokan, dans la ville de Mito. Ce sont les vêtements personnels de Mitokomon-Mitukuni Tokugawa (1628-1700), petit-fils de Ieyasu Tokugawa, le premier Shogun du Japon. D’autres chaussettes, des gants ainsi qu’un katana tricoté (un sac pour couvrir la poignée d’une épée) font également partie de la collection du musée.

Les samourais tricotaient !

L’arrivée de l’officier de marine Matthew Perry en 1853 marque la fin du long isolement du Japon. Ce dernier est arrivé dans le pays avec une lettre du président des Etats-Unis demandant l’accès au pays. Il a été accordé un an plus tard.

Des changements sociaux radicaux commençaient d’ores et déjà à se produire dans la structure militaire du Japon. En raison de ces changements, les guerriers samouraïs n’étaient plus vraiment utiles au pays et une nouvelle armée a été formée sur la base des influences occidentales. Devinez qui a tricoté les gants et les chaussettes dont cette nouvelle armée avait besoin ? Tout juste ! Les samouraïs eux-mêmes ! Ils cherchaient à compléter leurs revenus en tricotant des vêtements pour les nouveaux militaires.

Avec l’ouverture des routes commerciales, le Japon est plus sensible aux influences occidentales. A partir de 1873, les missionnaires chargés de convertir les japonais au christianisme ont rapidement ouvert des écoles qui enseignaient l’anglais, la culture occidentale, l’art et l’artisanat (couture, broderie et tricot). Les ambassadeurs japonais et leurs femmes ont commencé à voyager fréquemment dans d’autres pays et sont revenus avec des professeurs hollandais, allemands et anglais afin d’ouvrir des écoles au japon. Ces écoles enseignaient également le tricot dans le cadre du programme d’études.

La personne qui a eu l’influence la plus importante sur le tricot japonais moderne est un homme nommé Izo Matukawa. Il a appris à tricoter aux missionnaires chrétiens en 1880 et a hissé le tricot à un autre niveau. Il serait à l’origine de la méthode japonaise de fabrication de modèle de tricot. II a organisé de nombreux ateliers pour enseigner cette technique qui était basée sur les symboles utilisés pour créer des motifs de broderie. En 1886, Matukawa a publié son propre manuel.

Ce qu’il en reste aujourd’hui

Aujourd’hui, le tricot japonais se reconnaît par son minimalisme et la simplicité de son design. L’essence de l’esthétique minimaliste japonaise est un concept appellé “MA” (prononcé “maah”) et signifie le pur, l’essentiel, le vide entre toutes choses. Le MA est ce qui crée la tranquillité d’esprit dont nous avons tous besoin.

Où se procurer de la laine japonaise ?

A moins de vous rendre sur place, vous pouvez vous procurer de la laine de la marque Ito sur “Laine et Tricot” à des prix qui vont de 6,40 € à 10,90€. SystemB a également réalisé un article où elle présente une boutique de laine à Tokyo : Avril. Vous pourrez trouver une liste complète des boutiques de laines à Tokyo sur cet article de Pinku.

Si vous voulez en savoir plus sur le tricot japonais, voici quelques-unes de mes ressources qui ont été utilisées pour cet article

Sources :

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