Aujourd’hui, je lance une nouvelle chronique intitulée « La laine à travers le monde« . Pour la première destination, j’ai choisi le Pérou (histoire de vous faire voyager un peu 😉 ). C’est partiiii !

plane

 

Histoire

La première trace d’entrelacs textiles et végétaux a été retrouvée en Amériques du Sud et avait 12 000 ans. Elle était composée de coton et de laine d’alpaga.

A l’origine, les tissus réalisés à l’aide d’un métier à tisser traditionnel maintenu à la taille (voir photo ci-dessous) servaient non seulement à l’habillement et à la décoration mais étaient également utilisés comme des tribus guerriers, pour le commerce, le paiement de taxe et comme des offrandes rituelles ou funéraires. En effet, à cette époque, le rite funéraire consistait à envelopper le défunt dans de larges morceaux de tissu, le tout appelé « fardos« . Cette utilisation consommait une grande partie de la production textile (photo ci-dessous).

Sous la civilisation des Chimù (une civilisation précolombienne ayant vécu de l’an 1000 à 1470), on embellissait les tissus de broderies, de brocards, de plumes et de plaques d’or et d’argent.

Les dégradés de couleurs étaient obtenus à partir de plantes contenant du tanin ou de la noix mais aussi à partir de ressources animales telles que la cochenille ou des minéraux comme l’argile. Les tissus étaient fabriqués avec la laine de guanaco, de lama, d’alpaga ou vicuña ou vigogne (photos ci-dessous) et avec différentes variétés de cotons.

animaux péruviens

La tradition du tissage inca servait à l’élaboration de somptueuses coiffes (photo ci-dessous) et permettait la distinction sociale. Par exemple, l’awaska était un vêtement commun réservé à l’usage quotidien et était réalisé en laine de lama. Le qumpi, un vêtement fin, était soit réalisé en laine d’alpaga et était destiné à être donné en offrande à l’empereur, soit tissé à partir de laine de vicuña (vigogne) et était utilisé pour des cérémonies religieuses ou royales. En plus de cette distinction par la matière utilisée, les robes des empereurs étaient souvent agrémentées d’or et de plumes.

coiffe inca

Ce qu’il reste aujourd’hui…

Le guanaco et la vicuña sont des espèces menacées, victimes de massacres pour leurs laines qui de part leur rareté est plus précieuse que celle du lama ou de l’alpaga. La laine de la vigogne est une des plus fines au monde atteignant les 12 microns et achetée pour 6000$ le kilo à l’état brut. La laine de guanaco a une épaisseur qui varie de 14 à 18 microns et est acheté pour 3000$ le kilo à l’état brut.

L’art textile péruvien reste important au Pérou mais il se perd petit à petit. En 2008, l’Unesco a inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco l’art textile de Taquile, une petite île péruvienne située sur le lac Titicaca, connue pour son artisanat de qualité dans le monde entier. Là-bas, le tricot est enseigné aux hommes dès l’âge de 8 ans et leur est réservé. tandis que les femmes s’occupent du filage et du tissage.

Où peut-on se procurer de la laine de lama ou d’alpaga ?

Les sites proposant de la laine de lama ou d’alpaca sont très nombreux. Je vous ai donc sélectionnés quelques petites pépites qui garantissent une laine 100% naturelle :

– La Filature de la Vallée des Saules propose toute une gamme de laine 100% alpaga et ne subissant aucun traitement chimique.

– La boutique « Les laines de kerla » propose quant à elle, les fibres de lama préparées en mèches ou déjà cardées pour les fileuses qui voudraient se lancer dans cette fibre.

– Enfin la ferme des lamas, située à quelques minutes de la commune de Tarascon-sur-Ariège propose l’achat de laine de lama, cependant il faut aller sur place pour se la procurer.

Pour la prochaine destination, je vous laisse choisir entre trois propositions 😀

Que pensez-vous de cette nouvelle chronique ? Vous a-t-elle plu ? Dites moi votre ressenti chers triconautes 🙂 

Jaenelle signature

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